L’adage latin “Medice, cura te ipsum” invite les médecins à se soigner eux-mêmes. Mais dans quelle mesure les soignants appliquent-ils cette maxime à leur propre vie ?

Une étude britannique sur l’espérance de vie des médecins offre un  éclairage curieux  sur cette question complexe, mêlant performance professionnelle et santé personnelle.

Le constat de base

 

L’idée selon laquelle les médecins devraient vivre plus longtemps en raison de leur connaissance approfondie de la santé ne semble pas toujours se vérifier. En 1999, au Japon, l’espérance de vie des médecins était même inférieure à celle de la population générale, remettant en question cette hypothèse intuitive.

L’étude britannique de 2016

 

Une étude approfondie menée depuis 2016 analyse 3 068 faire-parts de décès publiés entre 2003 et 2012 dans le British Medical Journal.
Les résultats révèlent qu’en moyenne, les médecins anglais décèdent à l’âge de 78,5 ans, ce qui, bien que légèrement inférieur à la moyenne nationale, soulève des questions sur les facteurs contribuant à cette différence.

Les disparités entre les sexes

 

Une disparité entre les sexes est également observée, les femmes médecins ayant une espérance de vie en moyenne 3,8 ans inférieure à celle de leurs homologues masculins. Bien que cette différence ne soit pas pleinement expliquée.

 

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La spécialité médicale joue un rôle significatif dans la durée de vie des médecins. Les anesthésistes, en particulier, semblent vivre moins longtemps que la moyenne, comparable à des professions exposées à des risques physiques plus importants. Cette constatation souligne l’importance d’adopter des modes de vie sains, même pour les professionnels de la santé.

Les pathologies fatales chez les médecins

 

L’étude de 1997 sur 20 000 médecins consultants du NHS (système de santé publique anglais) montre des taux de décès dus à des cancers liés au tabagisme moins élevés que la moyenne nationale, soulignant l’efficacité des diagnostics précoces. Cependant, le taux de suicide plus élevé met en lumière les pressions psychologiques auxquelles sont soumis les médecins, notamment en fonction de leurs spécialités.
Cette analyse offre une perspective intéressante sur la complexité de la vie des médecins et l’impact de leur profession sur leur longévité.
Une compréhension approfondie de ces facteurs peut contribuer à améliorer la qualité de vie des médecins en promouvant des pratiques sportives, nutritionnelles et psychologiques saines. Cela souligne l’importance d’adopter des habitudes de vie équilibrées pour garantir une performance professionnelle durable et une vie personnelle épanouissante.

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